dimanche 11 février 2018

Après moi, le dégel...


Ni logis, ni maître !

Ce qui est consternant avec cette déclaration, c'est qu'elle révèle un état d'esprit. Pour Sylvain Maillard, s'il y a des gens dans la rue, c'est parce qu'ils refusent les hébergements d'urgence. Sauf qu'ils sont dans la rue toute l'année, pas seulement en période de grand froid. La question qu'il faudrait se poser, c'est "comment se fait-il qu'il y ait autant de gens privés de foyer dans un pays qui n'a jamais été aussi riche dans toute son histoire ?" Mais monsieur Maillard ne se la pose pas. Pourtant il voit bien combien il est difficile de se loger dans les grandes villes, et particulièrement à Paris, puisque ses collègues députés se votent une prime pour palier le défaut de couchage. Monsieur Maillard et, sûrement, ses collègues, pensent que la situation des SDF s'explique par un choix personnel, tout comme celle des chômeurs, des personnes en échec professionnel ou scolaire, des délinquants et, peut-être, des malades ?
 Il ne prend pas en compte l'environnement social, non, ça, c'est l'excuse que trouvent les pseudo-sociologues et les autres pleureuses aux fainéants et aux médiocres. Les gens d'En Marche sont, pour la plupart, issus d'un milieu aisé où ils sont parvenus par leur travail et grâce à leurs qualités personnelles et ils pensent que les autres n'ont qu'à se donner la peine de faire comme eux. Mais combien sont issus du bas de l'échelle ?
Pour qu'un grand nombre réussisse à s'élever, il faut un environnement favorable avec des écoles, des services publics de proximité, des moyens de transports accessibles... Toutes sortes de choses que LREM saccage parce qu'elle ne considère que l'individu et nie le collectif, tout comme Thatcher et Reagan en leur temps... Des personnes qui ont initié des politiques ultralibérales dont l'aboutissement est Trump et le Brexit.